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Suivant Les empreintes génétiques à l'œuvre
- Sujet spécial : les empreintes génétique -


La séquence complète d'ADN d'une personne est composée de plus de trois milliards de nucléotides. Bien que la séquence soit identique dans une proportion de 99,9 p. 100 à celle des autres êtres humains, il reste 0,1 p. 100, soit quelque trois millions de nucléotides, qui est propre à la personne en question. Par conséquent, à l'exception des jumeaux monozygotes, dont les séquences d'ADN sont pareilles, personne n'a exactement le même ADN que son voisin. Cette distinction génétique peut s'avérer un puissant outil pour identifier des personnes, au même titre que les empreintes digitales propres d'une personne.

Comme presque toutes les cellules du corps d'une personne contiennent la même série complète d'ADN, l'ADN isolé de sang séché, de sperme ou même d'un cheveu retrouvé sur les lieux d'un crime peut être comparé à l'échantillon d'ADN prélevé d'un suspect et permet de prouver si ce dernier était présent sur les lieux du crime, de la même façon que le permettraient les empreintes digitales. Guy Paul Morin, de l'Ontario, au Canada, a été condamné à tort pour meurtre, puis disculpé grâce au test d'ADN plus de 10 ans plus tard.1 À l'aide d'une procédure appelée amplification en chaîne par la polymérase (ACP), qui reproduit rapidement l'ADN, on peut analyser l'ADN sur de minuscules quantités de tissus, ce qui rend la tâche difficile au criminel qui veut faire disparaître toute preuve des lieux d'un crime.
Photographie : Conseil national de recherches du Canada..
Photographie : Conseil national de recherches du Canada

Les empreintes génétiques peuvent également être utilisées dans les tests de paternité pour identifier les parents biologiques d'un enfant ou à la suite d'accidents graves, de catastrophes ou de guerres pour identifier les morts. Cette puissante technologie n'est pas seulement utile pour identifier les humains. Le Service canadien des forêts en Colombie-Britannique met actuellement au point des méthodes pour « établir les empreintes génétiques » d'arbres précieux de sorte à pouvoir les retracer en cas de vol.2

Comment procède-t-on?

En théorie, on peut établir les empreintes génétiques en séquençant des génomes entiers et en les comparant pour voir s'ils correspondent. Mais il faudrait des années pour déterminer la séquence exacte des trois milliards de nucléotides qui composent l'ADN d'une personne, procédure qui serait par ailleurs extrêmement coûteuse. Heureusement, la différence entre les gens se concentre dans des régions particulières de leur ADN. Ces régions, constituées de courts segments de 15 nucléotides hautement répétés, s'appellent minisatellites. L'emplacement et le nombre de répétitions de tout minisatellite particulier sont fort variables. La probabilité que deux personnes sans liens familiaux aient un minisatellite possédant le même emplacement et le même nombre de répétitions est d'environ 1 sur 10 milliards. Lorsque plusieurs minisatellites sont analysés en même temps, la probabilité diminue encore et est à toutes fins pratiques de zéro.3

Il nous suffit donc de localiser certains de ces minisatellites et d'en déterminer la longueur. Celle-ci donne une indication du nombre de répétitions de la séquence de 15 nucléotides.

La technique employée dans le dépistage génétique de maladies est similaire à celle des empreintes génétiques. Elle est illustrée ici.

Tout d'abord, l'ADN est découpé à l'aide d'enzymes appelés endonucléases de restriction, qui coupent l'ADN en des sites distinctifs. Comme l'emplacement de ces sites varie d'une personne à l'autre, il en sera de même pour la longueur des fragments qui en résultent. Dans l'illustration ci-après, l'enzyme utilisé, l'Eco R1, reconnaît la séquence GAATTC (sa séquence complémentaire CTTAAG correspond à GAATTC à l'envers!) et coupe entre le G et le premier A.

Les fragments sont ensuite classés selon leur taille, puis incubés avec des sondes d'ADN. Les sondes ont été conçues de sorte à se lier à des minisatellites particuliers. En général, on utilise simultanément cinq à dix types de sondes qui reconnaissent différents minisatellites. Lorsqu'une sonde se lie à un fragment d'ADN, elle permet de le déceler.


Coupe..

On compare les fragments détectés des deux échantillons. Si les fragments sont tous de la même taille, on peut conclure que les deux échantillons proviennent du même individu. Enfin, on utilise des ordinateurs pour calculer la probabilité que cette correspondance soit le fruit d'une pure coïncidence. Ce calcul peut être très compliqué, puisque la fréquence de différentes compositions d'ADN de différents gènes varie selon la population.4 En général, les probabilités d'une telle coïncidence sont de 1 sur plusieurs milliards, ce qui fait des empreintes génétiques une méthode d'identification des personnes extrêmement fiable.

Une enquête criminelle...

Voyez comment les empreintes génétiques pourraient être utilisées dans une enquête criminelle pour déterminer si l'un des deux suspects était présent sur les lieux du crime...

Les empreintes génétiques à l'œuvre

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Liste des ouvrages de référence

  1. « Ensuring justice » dans The Ottawa Citizen (le 4 juillet 1996) [Cité le 3 septembre 1998]En direct Retour
  2. « Telling the Wood from the Trees » dans The Economist, le 25 juillet 1998, p. 78. Retour
  3. P.H. Raven et G.B. Johnson, Biology, troisième édition., (St. Louis: Mosby Year Book, 1992), 364. Retour
  4. E.S. Lander, « Use of DNA in Identification » dans MIT Biology Hypertext [Cité le 3 septembre 1998]En direct Retour
























Date de diffusion :2000-10-16
Auteur :
Industrie Canada - Direction générale des sciences de la vie
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