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Réflexions à propos d'un article de Michel Tarrier et à 3 préconisations pour la survie
de l'espèce Homo.sapiens.sapiens" sur la planète TERRE.

Lire l'article de Michel Tarrier

1) Cap sur une urgente politique de décroissance démographique afin de revenir à une charge humaine voisine de celle de 1960 (quelques 3 milliards d’Homo sapiens…) ;

Pourquoi 3 milliards? La population mondiale est une abstraction. La planète compte 130 milliards de km2 de terres habitables distribués en 200 états souverains qui sont autant de peuples avec leurs cultures, leurs langues, leurs comportements, et leurs institutions qui fixent leurs règles de comportement et de vivre ensemble... Les gouvernements ne peuvent rien ou presque pour modifier ces données fondamentales que sont les peuples et leurs cultures. La population de chacun de ces états est donc une donnée qui résulte d'abord de l'environnement, puis des subsistances disponibles que permet cet environnement, puis des techniques développées depuis des millénaires, plus particulièrement depuis 300 ans et plus encore depuis 60 ans! à ces conditions les humains existant en une période donnée (résultat des naissances moins les décès) s'adaptent par leur comportements vis à vis de la nourriture, et de la reproduction dont le sexe et le désir d'enfants sont les moteurs principaux. Aucun gouvernement ne peut imposer à son peuple, par une "politique", de modifier ces comportements. Ces comportements ne peuvent changer que lentement à mesure que les conditions environnementales, les subsistances et les techniques changent; il y a donc un décalage. La question principale est quelle est la quantité de subsistances possible, sans détruire l'environnement, qu'un "État", une terre, un peuple, peuvent produire; de ceci résulte la population maximum possible. La crainte c'est qu'à cause du décalage culturel on explose avant de parvenir à l'équilibre!

2) Priorité au maintien et à la restauration de la biodiversité sans laquelle nous ne sommes rien, avec révision de la notion d’empreinte écologique (présentement strictement environnementale) ; et
3) Coup d’arrêt à la pétro-addiction, quelles qu’en soient les conséquences économiques (préserver les ressources relictuelles au seul profit des activités prioritaires et dans un souci d’avenir) ;

Oui... c'est ce que j'appelle l'environnement qui conditionne les subsistances. Cela inclut aussi le changement climatique que produit l'effet de serre et donc le point 3 suivant: l'énergie, c'est à dire les techniques....

4) Encouragement en faveur d’un certain végétarisme (notamment par l’instauration d’un ticket de viande hebdomadaire).

Ce point me ramène aux subsistances dont dépend la population, fonction de l'environnement, des subsistances, des techniques, des cultures et comportements. Homo.sapiens.sapiens est un omnivore, résultat de son processus d'évolution pour se multiplier et survivre comme espèce... Cela implique des organes spécifiques pour assurer ce son métabolisme d'omnivore. Manger de la viande, des fromages et laitages, des céréales, des fruits et légumes est unique dans le monde animal. Il n'est pas bon pour l'homme de ne manger qu'en haut de la chaîne, ni en bas; il faut se placer au milieu c'est à dire à la place d'un omnivore. Cela dit les terres cultivées doivent être bien partagées entre prairies pour l'alimentation des ruminants, céréales, fruits et légumes. De cela dépend le "bien manger" pour tous - sachant que volailles et porcs peuvent partager une partie de notre nourriture cad. nos déchets, tandis que les ruminants bovins, ovins et caprins ne mangent que de l'herbe.

Comment établir ce partage pour le "bien manger". Les spécialistes de la FAO raisonnement en contenu kcal. À chaque stade de la chaîne alimentaire l'injestion de nourriture est divisée par 10 ce qui correspond au métabolisme de l'animal pour sa propre subsistance. La surface des terres cultivées est constante voire en régression à cause de l'érosion et du surpaturage. Ce sont les rendements qui ont assuré la progression des subsistances et par voie de conséquence (plutôt que l'inverse selon moi) la croissance de la population de 3 milliards en 1960 à 6.8 milliards en mi 2010. Avec les données statistiques actuelles de la FAO, si tout le monde mangeait de la viande comme les français (45kg/habitant et par an), la population ne devrait pas dépasser 6.6 milliards. Si on ne mangeait que de la viande, 1.5 milliards. Et si on ne mangeait pas de viand 11 milliards. Ceci sans tenir compte de l'impact sur l'environnement. L'encouragement en faveur d’un certain végétarisme (notamment par l’instauration d’un ticket de viande hebdomadaire) ne me paraît donc pas idiot bien au contraire.

Reste à savoir si au niveau de 6.5 milliards, et en supposant le "bien manger" pour tous, notre empreinte écologique est acceptable ou pas. Mais sur ce point, bien d'autres aspects de notre société de consommation moderne interviennent.

Partager: facebook       Mis en ligne le 17/08/2010 par