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Pauvreté
La pauvreté est généralement définie comme l'insuffisance de ressources pour se procurer les biens et services nécessaires à mener une vie correcte dans l'environnement économique, social, technologique et culturel de la société et du pays où l'on vit. Cet environnement n'est pas le même selon que l'on vit aux EU, en France, en Allemagne, au Luxembourg, ou en Ethiopie, en Somalie, au Soudan, au Mali, au Kenya. La notion et l'appréciation de la pauvreté est donc relative en fonction du degré de développement et de richesse du pays ou de la région concernés.
Jean Gadrey; à propos du seuil de pauvreté. 50%, 60% du revenu médian?
Je vais engager un petit débat avec mon ami Louis Maurin, l’animateur (avec d’autres) du très précieux site de référence sur les inégalités (http://www.inegalites.fr/). Il s’agit de la définition, forcément conventionnelle, du seuil de pauvreté monétaire. Louis Maurin défend régulièrement une idée que je défendais moi aussi il y a quelques années, lorsque les conventions statistiques françaises ont adopté la définition européenne : le seuil de pauvreté est fixé à 60 % du revenu médian. Avant, on privilégiait en France le seuil à 50 %, et Louis maintient une préférence pour ce seuil plus bas, avec des arguments, explicités dans un texte récent : « Huit millions de pauvres, un chiffre exagéré ». En voici un extrait, mais il faut lire le tout :
Published: Sat, 17 Sep 2011 07:31:53 GMT
"Faire payer les riches" : un consensus démagogique
La France, comme la plupart des pays riches, va devoir augmenter fortement les impôts. Pas uniquement sur les "super-riches", contrairement à une idée en vogue. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités. Ce n’est plus un secret pour personne. La France, comme la plupart des pays riches, va devoir augmenter les impôts. La dette publique représente 1 500 milliards d’euros, l’équivalent des deux tiers de la richesse produite chaque année. Le budget de l’Etat est en déficit de 150 milliards, presque la moitié de ses recettes annuelles. Ceci sans compter les déficits des différents secteurs de la protection sociale (assurance maladie, chômage, etc.). La crise financière est généralisée, et même les plus aisés se déclarent désormais favorables à payer plus : ils savent que s’ils ne mettent pas la main à la poche rapidement, ils risquent encore plus gros demain. Hormis le président de la République, un consensus politique s’est formé.
Published: Tue, 13 Sep 2011 12:18:13 GMT
Updated: Sat, 17 Sep 2011 07:32:02 GMT
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