L'austérité, la crise de la dette... c'est l'État

La crise de la dette c'est l'État. Depuis 1973 il n'y a jamais eu de budget en équilibre. L'État a supprimé le recours à la planche à billets pour financer l'excédant de ses dépenses sur ses recettes en 1973. L'État a trouvé la "panacée" consistant à se financer par les banques et les marchés financiers, en prenant soin d'instituer le "fractional banking" et avoir ainsi un puissant effet de levier. Il croyait aussi favoriser la croissance économique.

En fait, des successions de booms et de busts en ont résulté dont le dernier fut la crise des subprimes aux États-Unis, sa propagation en Europe et la crise actuelle des dettes souveraines. Surestimant chaque année la croissance, qu'il contribuait par sa politique de taxation excessive à brider, les budgets se suivaient d'année en année avec des recettes inférieures aux dépenses; il s'en suivait une croissance de la dette jusqu'au point de devenir insoutenable comme aujourd'hui.

Ce processus s'est installé partout dans le monde développé. Mais vu le poids historique de l'État en France, la crise commencée aux États-Unis et qui s'est étendue partout en raison de l'interconnexion des banques, révèle le poids excessif de la consommation de la sphère publique dans la société française. Une construction due à notre histoire qu'ii est très difficile de modifier.

Il faudra pourtant bien en sortir; il n'y a pas beaucoup de choix: le chaos social ou le grand soir avec le risque de décennies à la soviétique style Mélanchon, FG, NPA, PC. Annuler toutes les dettes en spoliant les épargnants et les investisseurs. Déflation cad. l'austérité comme l'État est contraint de l'imposer pour se maintenir avec des petits changements à la marge (*). Ou changer dans le sens de plus de libéralisme (**), ce qui n'a plus été tenté nul depuis la fin du 19è siècle, au cours duquel il avait si bien réussi à sortir les peuples d'occident de la misère.

(*) L'État français en 2012 est une suite ou une renaissance de l'ancien régime, avec ses privilégiés, ses castes, ses syndicats, ses partis politiques... Un système qui atteint le pouvoir par le système électoral de la démocratie et qui s'accroche; un système qui ne vit que par la taxation des forces vives et productives de la nation cad. les individus, les ménages et les entreprises qui produisent les biens et les services que tous utilisent et consomment. Un système qui pompe les meilleurs talents pour faire fonctionner sa gigantesque bureaucratie prédatrice. Un système qui s'auto entretient et qui grossit sans cesse. Un système qui devient impossible de réformer sans révolution.

(**) Le libéralisme c'est le capitalisme et l'économie de marché; basé sur la division du travail, la propriété privée des biens de production, l'accumulation de capital, la production de biens et de services de qualité par des entreprises performantes pour satisfaire les besoins des consommateurs.

Voir ici dépenses de l'État en 2010 (source le ministère des finances).


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Mis en ligne le 28/11/2012